Les plateformes d'applications gérées sont formidables jusqu'à l'arrivée de la facture : chaque application, chaque worker, chaque base de données est une ligne à part. Coolify vous offre l'essentiel de ce flux de travail — vous poussez sur Git, vous obtenez une application déployée en HTTPS — sur un seul serveur à prix fixe. C'est open source, ça tourne sur Docker et ça s'installe en cinq minutes environ sur un VPS neuf.
Ce que vous obtenez
- Déploiements depuis Git. Connectez GitHub, GitLab ou n'importe quelle URL Git ; Coolify construit avec Nixpacks ou votre Dockerfile et redéploie à chaque push.
- HTTPS automatique. Pointez un domaine (ou un wildcard) vers le serveur et chaque application reçoit son propre certificat Let's Encrypt.
- Services en un clic. Postgres, Redis, MinIO, Plausible, Uptime Kuma, n8n et des dizaines d'autres, déployés depuis des modèles.
- Déploiements de prévisualisation pour les pull requests, si vous le souhaitez.
Le dimensionner honnêtement
Le minimum documenté de Coolify est de 2 vCPU / 2 Go de RAM / 30 Go de disque. Assez pour l'installer et déployer quelque chose de petit. Dès que vous construisez une application JavaScript ou lancez une base de données à côté, 2 Go se transforment en swap et en timeouts.
| Ce que vous faites tourner | Offre adaptée |
|---|---|
| Coolify + 1 ou 2 sites statiques ou petites API | Micro-IP — 2 vCPU, 2 Go, 25 Go (10 $/mois), ajoutez du swap |
| Quelques applications + Postgres + builds sur la machine | Small-IP — 4 vCPU, 4 Go, 35 Go (16 $/mois) |
| Plusieurs applications, workers, builds plus lourds | Medium-IP — 6 vCPU, 6 Go, 45 Go (20 $/mois) |
Il vous faut une offre avec IP dédiée : le proxy de Coolify doit répondre sur 80 et 443 pour chaque application. Les offres NAT n'acceptent en entrée que votre port SSH.
Installation
Sur un Ubuntu 24.04 ou Debian 12 neuf, en root :
curl -fsSL https://cdn.coollabs.io/coolify/install.sh | bash
Le script installe Docker et démarre Coolify. Ouvrez http://YOUR_SERVER_IP:8000, créez immédiatement le compte administrateur (le premier visiteur devient admin), puis allez dans Settings → Instance Domain et indiquez par exemple https://coolify.example.com.
Une fois le tableau de bord accessible via son domaine, fermez le port brut :
ufw allow 22/tcp && ufw allow 80/tcp && ufw allow 443/tcp
ufw enable
Un piège : Docker publie les ports des conteneurs via ses propres règles iptables, qui contournent ufw. Ne publiez pas les ports de bases de données sur l'hôte sans le vouloir — gardez les bases sur le réseau interne de Coolify.
Le garder en forme
- Nettoyage. Activez le nettoyage Docker automatique dans les réglages serveur de Coolify, sinon les vieilles images grignotent votre disque en silence.
- Sauvegardes des bases. Chaque base de données a un onglet de sauvegardes planifiées — envoyez-les vers n'importe quel bucket compatible S3.
- Sauvegardes du serveur. Les Managed Backups copient tout le serveur chaque jour pour 2 $/mois, et elles sont incluses gratuitement dans les offres annuelles.
- Swap. Sur les machines de 2 à 4 Go, un fichier swap de 2 Go sauve les builds de l'OOM killer.
Les compromis
C'est une seule machine. Si le serveur redémarre, toutes les applications qu'il héberge clignotent. Coolify évolue aussi vite et publie des mises à jour fréquentes — le plus souvent pour le mieux, parfois avec une surprise, donc mettez à jour à une heure calme plutôt que le vendredi soir. Et c'est vous l'équipe d'exploitation désormais : quand un build casse à 2 h du matin, il n'y a pas de support derrière le bouton « Deploy ».
Pour un développeur solo ou une petite équipe avec quelques projets, le marché vaut généralement le coup. Vous échangez une pile de factures par application contre un serveur que vous comprenez.
Pour aller plus loin
- VPS pour Docker — Docker Compose tout simple, si vous n'avez pas besoin d'interface
- Déployer une stack Docker Compose
- De combien de RAM un VPS a-t-il besoin ?
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